Le Ganzá : instrument de musique très populaire au Brésil

(Mis à jour le: 1 juin 2019)
Le Ganzá : instrument de musique très populaire au Brésil
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La musique brésilienne est pleine de passion, d’énergie et d’enthousiasme. Une grande variété d’outils de mélodie brésiliens confère aux chansons un son spécial et unique. Parmi eux, on cite le Ganzá.

Le Ganzá

Ganzá au Brésil

Le Ganzá est un instrument de percussion connu sous le nom de hochet brésilien dans la musique samba. Cet instrument peut se présenter sous forme de boîtier en métal et ou tissé. En son sein, on trouve des perles ou de petites boules de métal. Le Ganza est  généralement utilisé pour jouer un rythme sous l’ensemble Samba.

Le percussionniste tient le ganzá horizontalement d’une ou des deux mains et le secoue dans les deux sens. Grâce à de petits mouvements de rotation, le musicien est en mesure de contrôler la façon dont les grains tombent dans le tube, ce qui permet de faire varier l’intensité en fonction des tempos forts et faibles du rythme. Le son est proche des impulsions de bruit blanc de courte durée et d’intensité variable. Dans la samba, cet instrument sert à marquer les temps forts et les temps faibles.

Dans les écoles de samba, c’est l’un des instruments faisant partie de la batterie. Pour augmenter son intensité et lui permettre d’être entendu entre les tambours, des dizaines de ganz sont utilisés. En général, dans ces cas, on utilise de gros ganz doubles ou triples.

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Origine du Ganzá

Musique brésilienne

Il existe une certaine controverse concernant les origines du ganzá.

Certains chercheurs affirment que l’instrument est d’origine africaine. Cependant, la communauté autochtone Catu Eleotérios, établie entre les municipalités de Canguaretama et de Goianinha, État du Rio Grande do Norte au Brésil, affirme que le ganzá est une variante de la maraca.

Selon les habitants de cette communauté, dans la première moitié du 20e siècle, le maracá était interdit en raison de la connexion de cet instrument avec les anciens cultes indigènes dont le catimbó-jurema en est une branche. Cela a poussé les caboclos à développer un nouvel instrument et a commencé à rythmer leurs crapauds avec des ganzás.

La possibilité que le ganzá, également appelé « bâton de ciment », soit d’origine autochtone devient plus plausible lorsque nous percevons la similitude entre ledit instrument et le « bâton de pluie » des Indiens.

Au cours de la première moitié du 20e siècle, une canette d’huile ou un objet similaire a été apportée aux maîtres du bricolage, qui ont moulé l’instrument en versant des morceaux de plomb dans la canette.

Dans les années 1930, certains caimmbos de Paraíba ont trouvé des maracas fabriqués avec des cuivres. Le maracá était un instrument directement lié aux cultes d’origine autochtone et le ganzá était  un instrument pour les crapauds à contenu non religieux.

Cependant, des recherches supplémentaires doivent être menées pour vérifier la véracité des deux versions, car il existe également en Afrique des types de maracas indigènes.

Vers le milieu de l’année 1850, le ganzá devint un instrument « hybride » afro-autochtone.

Autre utilisation du Ganzá

Le ganzá peut être utilisé dans d’autres catégories musicales brésiliennes telles que les pleurs et la pagode. Il peut aussi faire partie de l’ensemble de percussions et être utilisé comme instrument à effets dans d’autres genres musicaux, notamment le rock, le jazz et même la musique classique.

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