Le Café au Brésil

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(Dernière mise à jour : 17 septembre 2018)

Certains l’aiment noir tandis que d’autres le préfèrent au lait. Certains le préfèrent serré tandis que d’autres l’apprécient allongé. Certains l’aiment à l’italienne tandis que d’autres le préfèrent à l’américaine. Certains le veulent très sucré tandis que d’autres le gardent amer. Qui est-il ? Le café pardi. Cette boisson énergisante et stimulante peut effectivement être dégusté de bien des manières et en plus, sa saveur n’est jamais la même selon sa région d’origine, son mode de culture, son mode de récolte son système de torréfaction, … Vous l’aurez compris, même si le café est considéré comme une même boisson, ce terme regroupe tout de même de très nombreuses variétés. Au Brésil, le grain de café figure parmi ses produits phares et d’ailleurs, le pays est aujourd’hui le premier producteur de café au monde. Zoom sur le café brésilien …

L’histoire du café Brésil

Le café au Brésil

Quand on parle du Brésil, certains ont le football en tête tandis que d’autres s’imaginent déjà étendus sur la plage les pieds en éventail. Pour les autres, le scénario est tout autre comme un air de samba, de capoeira ou encore de carnaval et rares sont ceux qui pensent au café.

Que vient faire le café dans ce joli tableau vous demandez-vous ? Et bien, sachez que le Brésil, tout aussi idyllique et festif qu’il soit, est aussi le premier producteur de café au monde et de bien d’autres produits d’ailleurs (canne à sucre, soja, …). Ce n’est pas sans raison s’il est considéré comme la future ferme du monde.

Pour en revenir à ce petit grain qu’est le café, sachez qu’il n’a été introduit au pays qu’en 1727 et à cette époque, rien ne lui présageait une telle prospérité. En effet, au cours du 18e siècle, le Brésil était encore une colonie portugaise. Son économie était surtout basée sur la culture de canne à sucre. Les habitants buvaient déjà du café à l’époque, mais le grain ne poussant pas encore sur le sol brésilien coûtait assez cher.

Pour ne plus avoir à payer le prix fort, le Brésil eut une idée : se procurer quelques plants de café chez son voisin la Guyane française pour en faire pousser. En théorie, le plan semblait simple, mais en pratique, c’était une mission périlleuse, car la France souhaitait garder le monopole sur ce petit grain.

Le Brésil, premier producteur de Café au monde

Le Brésil ne s’avoua toutefois pas vaincu et envoie en Guyane un jeune militaire du nom de Francisco de Mello Palheta. Bien sûr, l’objet de sa mission a été tenue secret et on ne sait d’ailleurs si la légende dit vrai, mais le jeune homme aurait réussi à obtenir quelques plants de la femme du gouverneur de la Guyane avec qui, il a eu une brève aventure.

Sur le chemin du retour, un seul plant a réussi à survivre et c’est grâce à lui que le Brésil est aujourd’hui devenu le premier producteur mondial de café.

Les zones caféières au Brésil

Après la réussite de la mission de Francisco de Mello Palheta, le premier plant de café du Brésil a été cultivé dans la région du Grão-Para. A l’issue de la première récolte, le grain fut introduit dans la région Sudeste du pays où le climat est plus favorable.

En 1806, le pays réussit à exporter 120 tonnes de café et en 1840, il obtient le titre de premier producteur de café au monde. Un titre prestigieux qu’il a réussi à garder pendant plus de 150 ans. La preuve, il est toujours le détenteur actuel du titre. Il faut souligner qu’avant 1888, l’esclavagisme au Brésil a beaucoup contribué à développer la culture du café dans le pays. Puis, quand les esclaves furent déclarés hommes libres, de nombreux petits agriculteurs locaux ont commencé à se lancer dans la caféiculture.

Les zones caféières au Brésil

Ce secteur est aujourd’hui présente dans tout le pays, mais les principales zones de production sont :

  • L’Etat de Minas Gerais :

Cet Etat brésilien compte plus de 1 042 310 hectares de plantations de café lesquelles sont partagées entre le Cerrado, le Sul de Minas, le Minas Gerais Mountains et le Minas Chapada. La première région, à savoir le Cerrado, figure parmi les 200 fermes reconnues par l’Institut Géographique comme étant une « zone de production de café gourmet ». Cela témoigne de la qualité du café qui y est issu de l’ordre de la moitié de toute la production caféière du Brésil.

Cette qualité a, en partie, été atteinte grâce à la certification UTZ dont la zone fait l’objet. Cette certification s’intéresse surtout aux grandes plantations, mais intègre également de petits producteurs de la région. C’est grâce à ce projet que ces derniers peuvent aujourd’hui proposer un café de qualité supérieure puisque l’UTZ leur propose de nombreuses formations se référant à la culture et la récolte du café, au maintien de l’équilibre écologique dans la région, à une culture durable, à la traçabilité et la documentation du café, …

Sans compter les autres avantages dont ils bénéficient déjà comme les installations sanitaires, les vêtements de travail, l’accès à l’eau potable, …

Pour information, le café du Minas Gerais est souvent traité par la voie sèche.

La voie sèche pour traiter le café

  • L’Etat de Bahia :

Bien que situé dans la région Nordeste du pays, l’Etat de Bahia figure aussi parmi les principales zones caféières du Brésil. Il a même fait de l’Arabica sa grande spécialité. La majorité des plus prestigieux Arabica lavés du Brésil en provient.

Pour information, le café de type Arabica représente près de 65 % de la production de café du Brésil.

  • L’Etat d’Espirito Santo :

Situé dans le Sudeste du pays, à Espirito Santo, c’est le Robusta qui règne en maître. Cette variété, qui représente 35 % de la production du Brésil, est souvent sous-estimée par rapport à l’Arabica, mais dans certains pays comme l’Italie, il est plus apprécié non seulement pour son goût, mais aussi parce qu’il peut se marier très bien aux mélanges.

  • L’Etat de São Paulo :

C’est dans la vallée du Paraiba, à São Paulo que la première ferme de café du Brésil est née en 1817. Même si cette région compte encore quelques plantations, les principales régions caféières de cet Etat sont Center West et Mogiana.

Café Arabica Vs Café Robusta

Le café au Brésil

Qu’il s’agisse du type Arabica ou du type Robusta, les deux proviennent d’un arbre appelé le caféier. Ce dernier donne de joies fleurs et des fruits d’abord verts puis rouges lorsqu’ils sont mûrs. On les appelle « cerises du café ». Chaque cerise contient un ou deux grains de café lesquels sont enveloppés dans de la pulpe et une fine enveloppe appelée parche. Contrairement aux autres fruits, chez les cerises de café, le principal intérêt repose sur leurs grains.

Quelle est maintenant la différence entre ces deux variétés de café ? Il y a d’abord la saveur et la teneur en caféine. Ainsi,

  • L’Arabica brésilien affiche des notes gourmandes où l’on distingue, parfois de manière subtile, des arômes de vanille, de chocolat et de noisette. Il est aussi très apprécié pour sa finesse et sa faible teneur en caféine de l’ordre de 0, 8 à 1, 3 %
  • Le Robusta, quant à lui, offre une saveur plus puissante avec une amertume plus prononcée et corsée. Sa teneur en caféine est aussi plus élevée de l’ordre de 2 à 2, 5 %

Au Brésil, même si ces deux grandes variétés prédominent, chacune d’elle propose d’autres variantes comme le Conillon dans le cas du Robusta et le Bourbon, le Caturra, le Typica et le Maragogype dans le cas de l’Arabica.

Enfin, il est bon de souligner que la variété n’est pas le seul critère qui conditionne le goût du café, mais la méthode de culture, de récolte et de traitement ainsi que l’environnement (climat, altitude, précipitation, …) dans lequel grandissent les plants y influent également.

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